BLOGUEUSES.jpg Lorsque je parle de style, il est bien entendu question de vêtements, mais aussi d’attitude. J’ai parfois de la peine lorsque je vois une fille qui a réussi sa silhouette mais dont la démarche ou le maintiens pêche.
Aussi ce qui me fait vibrer dans la mode, c’est la façon dont les gens se l’approprient.
Que ce soit les créateurs, le vrais, ceux qui innovent, ou les consommateurs, qui la maitrisent, la détournent, se l'approprie.
J’aime l’idée que de pièces communes, on arrive à s’individualiser, ressortir de la masse, en détournant les codes.

exactitudes.jpg Exactitudes par le photographe Ari Versluis et le profiler Ellie Uyttenbroek

Cette vision du vêtement, j’en suis conscient n’est pas partagée par tout le monde. Certains utilisent le vêtement comme un uniforme pour se fondre dans la masse.
Ce que j’attends d’une blogueuse c’est qu’elle interprète la mode. Et pour les plus intuitives, qu’elles mettent en avant les tendances futures.
Mais pour cela elles doivent nouer une relation particulière avec les marques.

Cette relation va dépendre de l’objectif de la blogueuse. Je vais dégager deux objectifs. Le premier est de parler de mode. Le second est de parler de soi.
Je passe beaucoup de temps sur Instagram et Facebook et en observant les looks je me suis rendu compte d’une uniformité harmonie entre les différentes blogueuses. (D’où la rédaction de ce post).
Beaucoup flattent mes yeux, mais assez peu finalement font vibrer ma passion pour la mode.

Je pense que beaucoup se lancent dans le blog mode spécialement pour flatter leurs égos.
Les grandes (grosses) marques* ont compris que ces blogueuses ont soif de reconnaissance (et de cadeaux).
Alors elles envoient quelques cadeaux aux plus influentes et les autres suivront en se procurant les mêmes IT pièces lors d’évènements parfois low cost qui leur sont consacrés.
Et voilà qu’on se retrouve avec 150fois la même silhouette en ligne sur Instagram.
La blogueuse est alors passée de passionnée de mode qui maitrise son style à enseigne publicitaire.
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Avec un peu de travail, certaines arrivent à monétiser leurs blogs. Ce qui se fait au dépend de l’indépendance.
Monétiser son blog permet de se professionnaliser et théoriquement d’avoir un contenu plus pointu, plus pertinent.
J’ai pourtant déjà vu une blogueuse s’offusquer qu’une marque qui avait acheté un billet lui demande d’écrire positivement…
Cette liberté ne peut être acquise que sur des sujets libres de tout financement. Et de mon point de vu ce ne sont pas les posts le plus intéressants à lire mais peut être indispensable pour faire prévaloir sa passion, si effectivement la passion est la mode.
Cela permet(trait) de présenter de jeunes marques et créateurs qui n’ont ni les moyens d’avoir un RP, ni d’acquérir des encarts pub.
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« I HAVE A DREAM ! ». Et enfin de proposer des looks créatifs, innovants et pointus.
Parce que ce qu’il se passe dans la blogosphère, c’est que lorsqu’une paire de chaussures pointus pastelle à clous sort (certes une jolie paire), on se retrouve avec 150 photos des mêmes pieds dans les mêmes postures. Une armée de photo clonique à chaque fois qu’une IT pièce est définie. Et au pire mieux, celles qui n’ont pas les moyens de s’offrir ces pièces vont proposer des « alternatives ».
Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Elles arrivent à avoir un auditoire, j’aimerai qu’elles le poussent comme les stylistes et les créateurs le font. Qu’elles ne présentent ni les mêmes pièces, ni les alternatives et si possible encore moins les copies vêtements des grosses marques.
I HAVE A DREAM, que les blogueuses tirent la mode vers le haut. Les « On shop », « on achète », « on craque pour… » ou « les It trucs », « les indispensables », on laisse ça de côté et on parle de « découverte », « de coup de cœur ». Qu’elles laissent de côté les mantras milles fois déjà vues et les designs qui se pompent les uns les autres et qu’elles laissent déborder leur créativité.

blogueuses_2.png Alors, la blogosphère serait enrichie de silhouettes qui diffèreraient des panneaux d’affichage.
Il est possible de retrouver l’âme passionnée qu’il y avait au début des années 2000 et de l’associer à la crédibilité dont elles font preuves par leur influence maintenant.
Alors oui, il est possible d’être financé, original et subjectif et certaines blogueuses que j’affectionne particulièrement le font. Vendre des bannières, pub et posts aux grosses marques et shop, tout en présentant des petits créateurs, artistes et marques émergentes en collaboration.

**astuce rédactionnelle : on termine par une question bien naze qui va rapporter des commentaires **
Pas chez PandS. Exprimez-vous si vous le voulez. Et si vous voulez me faire découvrir des blogueuses qui innovent, avec un sérieux sens de la mode, et une super attitude, n’hésitez pas.